Plus de 300 personnes à bord de kwassas interceptés

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Le nombre de kwassas effectuant la traversée entre Anjouan et Mayotte est particulièrement important en cette fin de mois d’octobre.
La semaine dernière, d’un dimanche à l’autre, la gendarmerie a communiqué l’interception de 13 embarcations avec à leur bord 313 personnes.
Dans le détail, dimanche 20 et lundi 21 octobre, cinq embarcations ont été arraisonnées transportant 131 personnes. Mardi 22, une embarcation (18 personnes à bord) puis jeudi 24, cinq kwassas (108 passagers). Ce dimanche 27 octobre, deux nouvelles embarcations transportant respectivement 35 et 21 personnes ont été interceptées.
L’ensemble des passagers a fait l’objet d’une évaluation sanitaire à son arrivée à quai puis de la mise en œuvre de la procédure administrative en vue de sa reconduite à la frontière. Les passeurs présumés ont été placés en garde à vue.

La gendarmerie rappelle que «depuis la mise en place du Kondzo, première embarcation semi-rigide de la gendarmerie à Mayotte en mai 2007, puis du M’Djabbar en décembre 2009, la brigade nautique a intercepté 1.039 embarcations en provenance des Comores transportant près de 25.000 clandestins.»
D’après le bilan que dresse également la gendarmerie, «le nombre de kwassas arraisonnés a été pendant plusieurs années en augmentation constante obligeant les militaires à s’adapter constamment et à rendre plus efficientes les interventions sur le domaine maritime(…). Ainsi la première année, en 2007, 44 bateaux étaient interceptés, puis 89 en 2008, 100 en 2009, 138 en 2010, 256 en 2011 et 238 en 2012.»

Ces statistiques sont impressionnantes. Elles ne peuvent laisser indifférents. Derrière ces chiffres, se cachent parfois des drames et toujours une réalité sociale qui mérite d’être considérée dans une perspective plus large que le nombre de bateaux arraisonnés.
Le journal de Mayotte a choisi de ne plus vous livrer quasi quotidiennement les chiffres de ces interceptions fournis par la gendarmerie. Sans nier la réalité, nous ne souhaitons pas banaliser cette information mais au contraire, la traiter différemment.
Très régulièrement, nous dresserons des bilans et tenterons d’apporter éclairages et analyses sur ce qui est et doit rester une actualité de première importance.