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A Mamoudzou, une manifestation en mot d’ordre dispersé

Publié le mardi 12 septembre 2017 à 11:46
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Plus d'une centaine de manifestants défilaient ce mardi matin à Mamoudzou, à l'appel de leurs organisations syndicales respectives. Souvent pour des revendications purement locales, et presque tous pour des revendications différentes.

Deux cortèges différents ont convergé ce mardi matin vers la place de la République. Un venant du Conseil départemental, un autre, depuis le CHM. Deux cortèges unis chacun en intersyndicale. Presque tous les syndicats réunis dans un même mouvement, c’est peu fréquent.
Une fois réunis devant le marché couvert, tous les manifestants se sont mis en marche vers la mairie, le Conseil départemental, puis le vice-rectorat.
Mais au sein du cortège, les revendications, nombreuses et variées, rayent un peu le disque de l’unité affichée.

Didier Leroy, fonctionnaire à la PJJ, la protection judiciaire de la jeunesse,  et syndicaliste à la CGT, a répondu à l’appel national contre les ordonnances réformant le code du travail. « Tout le monde va être impacté, on a chez nous 42% de contractuels, alors qu’en 2011 il n’y avait à la PJJ que des titulaires. Par contre, je suis un peu triste de ne pas voir tous les Mahorais dans la rue, ici il n’y a que des fonctionnaires. Ce qui manque le plus, c’est la solidarité. »
Et effectivement, la quasi totalité des manifestants étaient issus de la fonction publique. Le secteur privé, premier concerné par les ordonnances, brillait par son absence. La PJJ dénonce la dégradation des conditions de travailPeut-être à cause d’un manque de compréhension de cette réforme majeure du code du travail. « Ca nous inquiète, mais je ne me sens pas très informée là dessus » admet une agent du Conseil Départemental qui ne connait pas le contenu de cette réforme. Elle, est là « pour l’ancienneté ».

L’ancienneté générale des services, c’est aussi la principale revendication de Nourdine Dahalani, douanier et secrétaire départemental de la fédération des fonctionnaires de Force Ouvrière. « Des agents ont été intégrés dans la fonction publique sans leur ancienneté, ce qui n’est pas légal. On a intégré des anciens agents, en les considérant comme des jeunes fonctionnaires. Ils vont partir avec une retraite misérable, ça impacte toute la fonction publique à Mayotte. » Lui, attend beaucoup de la visite du ministre du budget Gérald Darmanin dans trois semaines.

Une grève « en déconnexion avec l’appel national »

Pour lui, cette grève est « en déconnexion avec l’appel national, c’est un mouvement purement local, L'indexation comme à la Réunion ?avec des problématiques spécifiques ».
Tout aussi éloignée du mouvement national, les revendications de Yacoub, professeur des écoles et militant au Snuipp, qui réclame « l’indexation à 53%, en tant que fonctionnaires, on est les plus pauvres de la République, on ne gagne que 1200€. 1600 avec les primes, affirme-t-il. »

Du côté des enseignants aussi, des problématiques spécifiques sont avancées. Quentin Sedes, de la CGT Educ’Action, réclame la réintégration de deux agents du collège de Passamainty. « Nous avons exercé un droit de retrait en juin dernier, suite à des violences, et nous avons obtenu des moyens. Mais deux contractuels, un représentant CGT,

Syphax Allek, prof de musique contractuel à Passamainty non reconduit cette année.

Syphax Allek, prof de musique contractuel à Passamainty non reconduit cette année.

et l’aide documentaliste, déléguée des parents d’élèves, n’ont pas été reconduits cette année. On demande leur réintégration, d’autant que leur non renouvellement n’a jamais été notifié. »

Descendu du CHM, Anli Rigotard, porte-voix à la main, fustige la désunion des mouvements à Mayotte, tout en se réjouissant de l’intersyndicale de ce matin.Il dénonce la crainte de représailles et des pressions de l’hôpital. « Ce matin, des assignations ont été faites pour obliger des grévistes à venir travailler, c’est illégal. » Au micro, il appelle à plus d’unité. « A Mayotte, on n’est unis que pour des conneries, il faut multiplier les manifestations, car nous ne sommes pas unis, insiste-t-il, ovationné par les manifestants. Commençons par changer de mentalité, il est temps qu’on se lève ensemble, conclut-il. »

Yohann DELEU

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