Politique Société Economie Education Faits Divers Océan Indien Environnement Santé Loisirs Sport


Santé


Les Urgences sous étroite surveillance policière

Publié le vendredi 10 novembre 2017 à 11:32
Aucun commentaire

Afin d'éviter un blocage par des manifestants, la police a érigé un barrage filtrant à l'entrée des urgences. Un dispositif de sécurité qui a eu l'effet inverse, de nombreux patients n'ayant pas accédé au service.

Le dispositif policier dissuadait les patients d'accéder aux urgences

Le dispositif policier pouvait dissuader les patients d’accéder aux urgences.

Jeudi soir, des menaces avaient été proférées concernant une fermeture des Urgences par des manifestants. Ce vendredi matin, un important dispositif de police et de gendarmerie a été mis en place pour éviter tout débordement. « Nous sommes là pour nous assurer que les Urgences fonctionnent comme elles doivent fonctionner, car l’accès aux soins est un droit garanti » expliquait le commissariat à 8 heures, justifiant le dispositif mixte police-gendarmes mobiles déployé devant l’entrée.

Mais une heure et demie plus tard, c’est l’effet inverse qui s’est produit. La présence policière causant de facto une limitation d’accès au service, par un effet d’intimidation passive, ou par les contrôles effectués.

« Le service des urgences est ouvert, mais il est filtré » nuance une source policière qui explique que « ce sont les consignes ».

Ainsi vers 9h30, à l’entrée, un groupe de femmes se présente. Un fonctionnaire leur demande si elles ont une convocation. Contrôle minutieux du carnet de santé, et donc d’identité. Elles entrent.

Derrière elles, un homme d’une cinquantaine d’années se présente, explique en shimaoré qu’il a rendez-vous. On lui demande sa convocation, il fouille ses poches, rien. l lui faudra plusieurs minutes au téléphone pour avoir un interlocuteur qui le sorte d’affaire. Pendant qu’il téléphone, une femme avec un bébé est autorisée à entrer grâce au médecin qui l’accompagne et qui présente son badge aux policiers en faction.

« Ceux qui disent aller aux urgences passent systématiquement »

Barrage de la route devant le CHM

Barrage de la route devant le CHM

Pourtant, l’article R6123-18 code de la santé publique est clair :  » Tout établissement autorisé à exercer l’activité mentionnée au 3° de l’article R. 6123-1 est tenu d’accueillir en permanence dans la structure des urgences toute personne qui s’y présente en situation d’urgence ou qui lui est adressée, notamment par le SAMU. »

La directrice du CHM Catherine Barbezieux, surprise par nos questions sur ces observations a « mené une enquête » et « envoyé deux directeurs adjoints sur place ». Elle confirme les contrôles mais assure que la loi est respectée.

« Il n’y a absolument pas de blocage par les forces de police. Il y a un contrôle pour savoir si les patients ont rendez-vous, si oui dans quel service. C’est ma responsabilité d’assurer la sécurité du site. En revanche, ceux qui disent se rendre aux urgence passent systématiquement, personne n’a été refoulé. Il y a eu une incompréhension » conclut la directrice.

Pourtant à l’intérieur, les couloirs étaient dans le même temps exceptionnellement vides. « On n’a personne, note un médecin. Qu’ils aient ou non des papiers, les patients préfèrent faire demi-tour devant un cordon de gendarmes et se faire soigner plus tard. »

Il n'y avait presque personne à Jacaranda, qui a rouvert ce vendredi

Il n’y avait presque personne  au centre Jacaranda, qui a rouvert ce vendredi

En revanche, le centre Jacaranda a rouvert ce vendredi, tant la pharmacie que les consultations. Mais la faible affluence tranche avec la foule habituelle.

A l’entrée principale, toujours fermée au public, les syndicats bloquaient la route, d’abord avec des palettes, finalement remplacées par une camionnette de police en milieu de matinée. Le syndicaliste Saïd Hassani, élu CFDT au CHSCT déplore la  tournure des événements et condamne les menaces de la veille sur les urgences. « Ces menaces, on ne les cautionne pas du tout, il n’a jamais été question pour nous de perturber les Urgences. Notre cause n’est pas de fermer ce service mais de crier haut et fort nos revendications. »
L’intersyndicale était quant à elle en réunion pour décider de la suite des actions à mener.

Y.D.

Tagged under , , , ,
Laissez un commentaire sur l'article

Réagissez

Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire.



L'ACTUALITE EN BREF
9:45 2ème Journée départementale des familles à Mtsangabeach samedi
9:11 Un nouveau conseil d’administration à Air Mad en vue du mariage avec Air Austral
9:00 La CSSM accompagne les retraités pour l’accès à leurs droits
8:30 Un robot pour le lagon de Mayotte présenté vendredi au CUFR
4:45 Les arts contemporains investissent la Maison du Projet à Kawéni
4:30 Spectacle de marionnettes « Daba, l’enfant qui n’aimait pas l’école » au CUFR
HIER L’abattage des arbres réglementé à Mamoudzou
HIER Lycée de Kahani: les enseignants reconduisent leur droit de retrait
HIER Passation de pouvoir et point d’étape à l’ONF Mayotte

MAGAZINE
Mahamoud Prince Faounia, formée comme agent d'accueil n'a pas de répondu du secteur privé.
Emploi et handicap « Il faut changer les mentalités »


CARNET DE JUSTICE
Un trentenaire abuse d’une fillette de 13 ans et risque une amende
Des témoignages d’attouchements sexuels au collège de Doujani étouffés par le vice-rectorat
14 mois ferme requis dans l’affaire des fausses procurations à M’Tsangamouji
Le procès pour outrages présumés sur Facebook renvoyé au 17 janvier
Trois pilotes de kwassa condamnés ce lundi
Petite Terre : un jeune brûlé vif dans des règlements de compte, enquête ouverte pour tentative d’assassinat
Décasage de Bouéni : peine confirmée en appel, la défense se pourvoit en Cassation
Il oublie sa carte d’identité sur le lieu de l’agression et finit au tribunal


PORTRAITS
Baco
Baco, privé de logement, squatte depuis 5 ans un bâtiment municipal



Peugeot Partner

6 500€

Sun Odyssey 45.2

Baisse de prix
65 000€

Offre d'emploi

RESPONSABLE COMPTABLE ET FINANCIER


LA METEO A 5 JOURS
météo
27°
24°
tiempo.com  +info

JDM EN PDF


L'AGENDA
Pas de Évènements


HORAIRES DES BARGES
Petite terre - Quai Issoufali
  • Toutes les 1/2 heures
    de 05h30 à 20h00
  • Toutes les heures
    de 20h00 à 00h00
Grande terre - Gare maritime
  • Toutes les 1/2 heures
    de 06h00 à 20h30
  • Toutes les heures
    de 20h30 à 00h30

LE JOURNAL
SUIVEZ NOUS
LE JOURNAL