Politique Société Economie Education Faits Divers Océan Indien Environnement Santé Loisirs Sport


Illettrisme


Lutte contre l’illettrisme : les associations locales au cœur du dispositif

Publié le lundi 11 septembre 2017 à 5:14
Aucun commentaire

Les formations territoralisées sont un dispositif expérimental de lutte contre l'illettrisme, qui se base sur la proximité et les compétences des associations locales. Un process innovant et prometteur.

Plus de 1.200 inscrits dans les sept communes engagées, le chiffre est prometteur. Les formations territorialisées, sur le papier, c’est « un ensemble d’actions de formations aux savoirs de base à destination des adultes ».
Pourquoi territorialisées ? Parce que, comme 90% de l’offre de formation se trouve à Mamoudzou, les organisateurs ont tenu à se rapprocher des communes mahoraises, pour faire venir la formation à ceux qui en ont besoin.

Zanabou Abaine

Zanabou Abaine, formatrice

Cette première phase expérimentale qui a débuté l’année dernière a tourné autour de trois axes, définis en écoutant les besoins des inscrits. Ces thèmes sont la parentalité, les formalités de la vie quotidienne, et l’insertion des jeunes.
« On s’appuie sur ces problématiques pour mettre en œuvre des actions de formation, explique Dahlin Mondroha, chargé de développement territorial de la plate-forme de lutte contre l’illettrisme.

Des parents acteurs de l’éducation

Pour Zanabou Abaine, formatrice, il était urgent de « sortir de l’alphabétisation pure, qui ne donne pas de résultat. Il fallait chercher une autre façon de faire. »
C’est donc grâce à ces thématiques que les formateurs peuvent, à partir d’exemples de la vie de tous les jours, initier à la lecture et à l’écriture. Ainsi, l’intervention d’un employé de La Poste a permis de découvrir quelques formalités de base, afin de pouvoir les gérer soi-même à l’avenir. Remplir un chèque ou déposer de l’argent peut vite être un obstacle si on n’a jamais appris à le faire. Lire un carnet de notes ou de correspondance est aussi indispensable pour qui veut suivre la scolarité de son enfant. Le but étant de « faire en sorte que les parents deviennent des acteurs, et n’attendent pas que les enfants soient pris en charge par l’Etat ».

Ces exemples de la vie courante ne sont pas des fins en soi. « Il ne s’agit pas de dire aux parents comment élever leurs enfants bien sur », mais ils servent de support pour aborder les savoirs de base, acquérir les fondamentaux de la lecture.

Pour cibler au mieux les besoins des habitants, les organismes de formation et les mairies actrices du dispositif* s’appuient sur les associations locales « acteurs proches des habitants »

Trouver des salles

Le dispositif présenté dans l'hémicycle Bamana

Le dispositif présenté dans l’hémicycle Bamana

Mais des défis restent encore à surmonter pour que l’expérience fructueuse, continue à porter ses fruits.
La première problématique rencontrée est celle des locaux pour les formations. Certaines communes proposent des salles de classe, mais les salles ne sont pas disponibles en semaine, et les bancs sont bien trop bas pour ces adultes en formation.

La question de la pérennisation du dispositif est également sur toutes les lèvres. « Beaucoup de projets ont été initiés, peu ont continué, déplore Zanabou. Les apprentis sont en attente d’une continuité. On attend les financements. » L’argent, définitivement le nerf de la guerre.
Dernière inquiétude, celle touchant aux emplois aidés. Ces contrats subventionnés sont omniprésents dans les communes et la vie associative. S’ils disparaissent, comme l’a annoncé le président de la République, beaucoup de structures locales auront alors bien du mal à mener leurs projets à bien.

  • Les communes participantes sont : Acoua, Chirongui, Dembéni, Mamoudzou, Tsingoni, Sada et la communauté de communes de Petite Terre.

Y.D.

Laissez un commentaire sur l'article

Réagissez

Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire.



L'ACTUALITE EN BREF
HIER Contrôle de transporteurs de personnes et de marchandises : plusieurs irrégularités
HIER La mairie de Mamoudzou communique sur la perquisition en cours
HIER Opération de contrôles des vendeurs de poissons : 92 kilos de poissons et de poulpes saisis
HIER Port de Longoni : la Fédération CGT Ports et docks maintient la pression
HIER Colloque sur « Les violences faites aux femmes en milieux professionnel » ce vendredi
HIER Mayco: rencontre entre direction et grévistes
HIER Droit de retrait au lycée du Nord après l’agression d’un élève
HIER Fermeture de routes départementales pour travaux
2 jours Coupure d’eau au village Moinatrindri Bas ce vendredi 24 novembre

MAGAZINE
L'économie circulaire expliquée en un schéma
« Jeter ses déchets c’est déjà un choix »


CARNET DE JUSTICE
Entre décasages et solidarité active, le « paradoxe Bouéni »
Perquisition à la mairie de Mamoudzou
Fausses procurations, les trois condamnés font appel
Une fillette martyrisée chez sa tante
14 000€ détournés d’une association de parents d’élèves
Le trentenaire poursuivi pour atteinte sexuelle sur mineur prend un an avec sursis
Issouf Madi Moula, numéro 1 du PS de Mayotte condamné à deux ans ferme
Un trentenaire abuse d’une fillette de 13 ans et risque une amende


PORTRAITS
Baco
Baco, privé de logement, squatte depuis 5 ans un bâtiment municipal



Peugeot Partner

6 500€

Sun Odyssey 45.2

Baisse de prix
65 000€

Offre d'emploi

RESPONSABLE COMPTABLE ET FINANCIER


LA METEO A 5 JOURS
météo
28°
25°
tiempo.com  +info

JDM EN PDF


L'AGENDA
Pas de Évènements


HORAIRES DES BARGES
Petite terre - Quai Issoufali
  • Toutes les 1/2 heures
    de 05h30 à 20h00
  • Toutes les heures
    de 20h00 à 00h00
Grande terre - Gare maritime
  • Toutes les 1/2 heures
    de 06h00 à 20h30
  • Toutes les heures
    de 20h30 à 00h30

LE JOURNAL
SUIVEZ NOUS
LE JOURNAL