Politique Société Economie Education Faits Divers Océan Indien Environnement Santé Loisirs Sport


faits divers


« On ne retournera plus là-bas ». Après le drame de Koungou, l’angoisse du relogement

Publié le mardi 16 janvier 2018 à 12:32
Aucun commentaire

Après le glissement de terrain qui a coûté la vie à cinq personnes à Koungou, le relogement s'organise pour les voisins des victimes. Ce qui suscite de nombreuses inquiétudes pour ces personnes et leurs enfants.

La mère de Famille s'interroge sur l'avenir, moins d'une semaine après le drame qui a emporté ses voisins

La mère de famille s’interroge sur l’avenir, moins d’une semaine après le drame qui a emporté ses voisins

L’urgence laisse place à l’angoisse, alors que la suite des événements se précise pour les habitants du quartier de Koungou frappé la semaine dernière par un glissement de terrain qui a coûté la vie à une mère et ses quatre enfants.
Une centaine de personnes a été évacuée du quartier le lendemain du drame, et hébergée temporairement au foyer de Koungou, dans l’attente d’une solution pérenne. Et c’est bien ce qui inquiète ces familles qui vivent dans le flou total.
Faïdati, que nous avions rencontrée chez elle juste après le drame, fait partie de ces familles. « Depuis jeudi dernier, on est au foyer de Koungou, ça se passe bien, on mange bien », salue la mère de sept enfants expliquait-elle lundi.

La veille, un logement d’urgence à Tsoundzou lui avait été proposé. Mais avec une adolescente scolarisée à Kawéni, il n’était pas envisageable d’aller si loin. « On nous a dit qu’on allait avoir un logement à Koungou à partir de ce soir 18 heures » expliquait la mère de famille lundi.
Mais la réjouissance a été de courte durée. Alors que Faïdati et sa famille s’attendaient à un hébergement pendant trois mois, suffisants pour préparer « l’après », on lui a signifié qu’ils ne seraient hébergés que pendant trois semaines. « Une dame est venue nous dire de ranger nos affaires pour aller dans le nouveau logement. Une voiture va venir nous chercher pour nous y emmener. Mais on n’aura que trois semaines, ensuite il faudra qu’on trouve quelque-chose par nous-même. C’est dur, trois semaines, c’est court, comment je vais faire ? »

Une inquiétude qui se mêle à une autre. « On ne sait pas quand ils vont démolir tout ça » s’interroge-t-elle, au sujet du quartier où a eu lieu le glissement de terrain, et où elle occupait son banga depuis 15 années. « On l’a laissé tomber, on ne retournera plus là bas, mais on a encore des meubles à y récupérer. On verra ça quand on aura un logement définitif. »

Le foyer des jeunes de Koungou a accueilli 86 personnes suite au glissement de terrain

Le foyer des jeunes de Koungou a accueilli 86 personnes suite au glissement de terrain

Outre la famille de Faïdati, 28 autres foyers ont été évacués du site du glissement de terrain, soit un total de 143 personnes identifiées. Parmi elles, 86 ont donc été reçues pendant quelques jours au foyer des jeunes de Koungou avant d’être relogées par l’Acfav, association d’aide aux victimes, la DJSCS, service d’Etat de la Jeunesse et des Sports, et la mairie de Koungou. Les autres habitants  auraient trouvé refuge chez des proches. Les relogements ont eu lieu à Koungou et dans les communes limitrophes, soit à Mamoudzou, soit à Bandraboua.

Si Faïdati et sa famille, titulaires d’un titre de séjour, pourront compter sur cet appartement de Trévani pendant trois semaines, d’autres durées d’hébergement existent « selon la situation administrative » des évacués. Sans plus de précision de la préfecture.
Le maire de Koungou reste quant à lui injoignable depuis le drame malgré nos sollicitations répétées.

Y.D.

Tagged under , , ,
Laissez un commentaire sur l'article

Réagissez

Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire.



L'ACTUALITE EN BREF
HIER Trois manifestants convoqués au tribunal pour « violences aggravées »
2 jours Annonce d’une mission d’étude de faisabilité sur le placement de l’hôpital en zone internationale
2 jours Plusieurs points de blocage à Mamoudzou suite à des échauffourées
2 jours Koungou ; travaux prévus au rond-point de Majicavo Lamir
2 jours Mamoudzou : travaux à Doujani à partir de lundi
2 jours Des manifestants bloquent la barge et l’amphidrome
3 jours La manif des transporteurs scolaires converge vers Mamoudzou
3 jours Grève de l’intersyndicale de l’Education ce jeudi : UNSA rejoint la FSU
3 jours La France Insoumise : des mesures pour la jeunesse de Mayotte

MAGAZINE
Les bénévoles décidés à s'investir pour leurs quartiers respectifs
Depuis Bandrajou, la mobilisation populaire contre la délinquance fait tâche d’huile


CARNET DE JUSTICE
Koungou : torturé et pendu pour une télé volée
Le président du tribunal salue « des résultats satisfaisants »
Les juristes se mobilisent pour une justice plus proche des « plus défavorisés »
Le voleur récidiviste accuse « Belmondo » et prend 10 mois
Mouvement des magistrats ce jeudi contre les projets de réforme de la Justice
Accident mortel : deux ans avec sursis pour le conducteur fautif
« Look-like », ces escroqueries par centaines qui empoisonnent les compagnies aériennes
Sur Facebook, des gendarmes outragés… par un de leurs collègues


PORTRAITS
Joachima salimé portrait
Joachim Salime, une « tête bien faite »



Peugeot Partner

6 500€

Sun Odyssey 45.2

Baisse de prix
65 000€

Offre d'emploi

RESPONSABLE COMPTABLE ET FINANCIER


LA METEO A 5 JOURS
météo
28°
25°
tiempo.com  +info

JDM EN PDF


L'AGENDA
Pas de Évènements


HORAIRES DES BARGES
Petite terre - Quai Issoufali
  • Toutes les 1/2 heures
    de 05h30 à 20h00
  • Toutes les heures
    de 20h00 à 00h00
Grande terre - Gare maritime
  • Toutes les 1/2 heures
    de 06h00 à 20h30
  • Toutes les heures
    de 20h30 à 00h30

LE JOURNAL
SUIVEZ NOUS
LE JOURNAL