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Justice


Boire ou conduire, il faut choisir ou accepter de se retrouver au tribunal

Publié le mercredi 19 avril 2017 à 4:30
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Les délits routiers, et notamment la conduite en état d'ivresse, étaient au coeur des procès de ce mardi matin au tribunal correctionnel de Mamoudzou. L’alcool qui a même conduit un automobiliste à en frapper un autre… avec le cric de sa voiture !

la-salle-daudience-du-tgi-de-mayotteDes infractions au code de la route et des affaires de conduites sous l’empire d’un état alcoolique. Des délits certes peu marquants étaient jugés par le tribunal correctionnel ce mardi, mais symptomatiques des problèmes de notre île où l’alcool joue un rôle non négligeable dans les affaires d’accidents de la route ou de délinquance.

Parmi les dossiers du juge Banizette, une affaire de violence avec coups portés à la tête à l’aide… d’un cric. C’était la conséquence d’une dispute qui a dégénéré à propos d’un banal stationnement d’un véhicule.
Cette querelle s’est déroulée à Sada le 14 mai dernier. Emporté par leur agacement mutuel, M. Ali* et M. Saindou* se sont insultés copieusement et M. Ali a fini par asséner des coups sur la tête de M. Saindou à l’aide du cric de sa voiture, ce qui a valu à la victime 6 jours d’incapacité totale de travail.

Pour l’avocat de l’homme frappé, cette affaire est “emblématique des problèmes de stationnement à Mayotte”. Le coupable, absent lors de cette audience, a reconnu les faits. Le Juge Banizette a toutefois noté qu’il avait eu tendance à “minimiser sa responsabilité et à exagérer celle de la victime”. M. Ali a donc écopé de 4 mois de prison avec sursis et de 3.500 euros d’amende.

L’alcool dans de nombreux délits routiers

Egalement à la barre dans une affaire de délits routiers, un homme d’une quarantaine d’années, arrêté par la police le 15 août dernier aux alentours de 2h du matin alors qu’il circulait sur une moto. Lors du contrôle, les policiers se sont aperçus que, non seulement le véhicule ne lui appartenait pas, mais qu’en outre, il n’était pas possesseur du permis de conduire. Pour agraver encore son cas, il conduisait avec 0,64 g d’alcool dans le sang.

tgi-mamoudzou-panneau-et-drapeauLe procureur Mansioni a tenu compte des efforts postérieurs du prévenu, qui a entrepris après cette arrestation de passer son permis de conduire, mais a néanmoins recquis 2 mois de prison avec sursis. La sentence reste en suspens pour le moment puisque le juge Banizette ne rendra son jugement sur cette affaire que le 2 mai prochain.

Le juge Banizette réaffirme l’autorité de la police

L’une des autres affaires jugées ce mardi matin était le cas de Mme Sorel*, habitante de Bouéni, impliquée dans une collision entre véhicules et accusée de conduite en état d’ivresse et de refus d’obtempérer. Alors qu’elle rentre chez elle dans le sud de l’île en juin 2016, Mme Sorel s’arrête à Mtsapéré pour acheter des cigarettes. Lors d’une fausse manoeuvre, elle heurte accidentellement un véhicule stationné légalement. Là encore, une querelle éclate alors entre Mme Sorel et le propriétaire du véhicule, causant un attroupement de jeunes.

Sur ces entrefaites, la police a été appelée. Celle-ci, constatant l’état d’ivresse et d’excitation manifeste de Mme Sorel, l’a emmenée au poste, puis à l’hôpital pour faire une prise de sang, car l’éthylotest ne fonctionnait pas. Toutefois Mme Sorel, indignée de ce qu’elle considérait comme une arrestation injuste, a refusé de se soumettre à la prise de sang et a pris à partie les policiers. Lors de l’audience, elle a reconnu avoir perdu son sang-froid, mais a tenté longuement de justifier son attitude en expliquant qu’elle n’avait pas compris ce soir-là pourquoi on l’avait arrêtée.

Le procureur Mansioni lui a alors affirmé que ce n’était pas tant « l’accident » qui lui était reproché que l’état d’ivresse manifeste qu’elle présentait et qui a été confirmée par plusieurs témoins. M. Banizette, de son côté, lui a réaffirmé que lorsqu’un ordre est donné par des policiers, les citoyens doivent obtempérer sans discuter. S’il a annulé le chef d’accusation pour la collision, il a toutefois condamné Mme Sorel à une amende de 1.500 euros et à 6 mois de suspension de permis.

NG
www.lejournaldemayotte.com

* Les noms ont été modifiés

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