Politique Société Economie Education Faits Divers Océan Indien Environnement Santé Loisirs Sport


Social


Grève générale : à quoi faut-il s’attendre

Publié le lundi 17 juillet 2017 à 5:30
Aucun commentaire

Le préavis de grève a été déposé le jeudi 13 juillet, à la veille d'un week-end prolongé. En ce début de semaine, La CGT Ma annonce une grève générale et reconductible. De nombreuses enseignes du secteur privé sont concernées.

Manifestation (Archive avril 2016)

Manifestation (Archive avril 2016)

Ce mouvement était déjà programmé, il devait démarrer à la rentrée 2017. Finalement, c’est à la suite d’une réunion de sa commission consultative que la CGT Mayotte a décidé d’engager un rapport de force avec le patronat du secteur privé, et ce dès ce lundi 17 juillet. Une grève générale qui selon Salim Nahouda, secrétaire général du syndicat, est anticipée au vu des circonstances: «De nombreux salariés de différentes branches du secteur privé nous ont indiqué que les NAO (négociations annuelles obligatoires) étaient bloquées. On parle ici de BDM (Bourbon Distribution Mayotte, enseignes Score et Douka Be), de Sodifram et de diverses autres entreprises. Cela nous a interpellés».

Si cette grève générale ne concerne pour le moment que les entreprises où la CGT-MA est fortement représentée, elle pourrait rassembler d’autres syndicats assez rapidement. Des discussions sont menées en ce sens par les différents délégués syndicaux.

En attente de négociations

En attendant cette grève qui est reconductible pourrait prendre plusieurs visages. «Chaque jour, nous aurons des assemblées générales pour décider de la suite du mouvement, mais il y aura de tout: des absences dans les entreprises, des défilés dans les rues… Ça peut changer du jour au lendemain».

Salim Nahouda, CGT Ma

Salim Nahouda, CGT Ma

D’ores et déjà, les salariés de Mayotte Channel Gateway (MCG) ont indiqué qu’ils seraient en grève illimitée dès ce matin. Le rendez-vous a été donné devant l’entrée du port de Longoni. Les salariés de la Colas, eux, vont entamer leur troisième mois de grève. Ils pourraient être rejoints rapidement par d’autres salariés du secteur du BTP. «Il y a de l’argent qui rentre à Mayotte. Il faut un partage de cette richesse produite localement, les marchés publics, c’est de l’argent public. Pourquoi les multinationales prennent cet argent, le font repartir ailleurs et financent les actionnaires», fustige le secrétaire général de la CGT-MA.

Le BTP en 1ère ligne

«Pendant ce temps, les salariés vivent dans des situations de misère. Depuis 2012, il n’y a plus eu de négociations, plus d’évolution de salaires. La question de la pénibilité n’est même pas reconnue à Mayotte alors que les conditions de travail de certains salariés devraient être prises en compte pour qu’ils puissent partir plus tôt à la retraite. Dans le secteur du BTP, les contrats de chantier représentent la moitié de la main d’œuvre. Dans les autres départements, on ne peut pas utiliser ces contrats plus de 5 ans. À Mayotte, on peut! À la Réunion, un manœuvre touche un taux horaire de 10,64 euros contre 7,37euros ici! Il y a des situations à bannir. Nos revendications doivent être entendues».

Un camion entrave l'accès de Colas en mai

Un camion entrave l’accès de Colas en mai dernier: le mouvement en est dans son 3e mois

Et ces revendications ont été listées. On peut y lire notamment une demande de la revalorisation de la grille du BTP ou encore l’application immédiate des Conventions Collectives nationales.

Difficile de savoir combien de temps ce mouvement peut durer, mais la CGT-MA indique que seuls les salariés savent jusqu’où ils sont prêts à aller. Les grévistes sont en tout cas dans l’attente de «vraies» négociations tripartites: avec le patronat, mais également avec les pouvoirs publics, qui selon Salim Nahouda, n’ont pas «joué leur rôle efficacement pour que les choses évoluent».

ASA
www.lejournaldemayotte.com

Tagged under , , ,
Laissez un commentaire sur l'article

Réagissez

Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire.



L'ACTUALITE EN BREF
18:19 Manifestation visas : Mansour Kamardine demande l’abandon immédiat de la feuille de route
15:03 Coupure d’eau potable à Acoua et Dembéni
9:00 Les « Rendez-vous santé » de la MSA pour les agriculteurs
8:36 Inscriptions au lycée de la seconde chance au nord de l’île
4:45 Les grévistes dénoncent des SMS de harcèlement du Conseil Départemental
HIER Les restrictions d’eau maintenues sur tout le département
3 jours 6 ménages sur 10 recensés : face aux « rebelles », l’INSEE communique
3 jours Conférence sur « la question du pluralisme en économie » au CUFR ce vendredi
3 jours Le MDM contre l’éventuelle gratuité du visa comorien vers Mayotte

MAGAZINE
Dans le lagon de Mayotte (Photo: Bruno Garel/gence française de la biodiversité)
A l’eau ! 6e édition de l’opération «Premières bulles au pays du corail»


CARNET DE JUSTICE
Détention provisoire pour le jeune auteur des coups de couteau à Bandrélé
Un trafic de drogue évité par une maman vigilante
M’tsangamouji : la justice privée d’explications après les violences au collège
L’agent de sûreté de l’aéroport aidait des clandestins à passer
Le pêcheur aux 17 enfants devra passer son permis côtier
De la chimique « devant le commissariat et à Majicavo »
Le tribunal voit trop gros et relâche le passeur
Polygamie : elle arrache l’oreille de sa rivale avec les dents


PORTRAITS
Bacheliers mentions 2017 VR
Mentions au Bac : bienvenu en terre de réussite, dont un 1er inscrit à Sciences Po Paris



Peugeot Partner

6 500€

Sun Odyssey 45.2

Baisse de prix
65 000€

Offre d'emploi

RESPONSABLE COMPTABLE ET FINANCIER


LA METEO A 5 JOURS
météo
26°
24°
tiempo.com  +info

JDM EN PDF


L'AGENDA
Pas de Évènements


HORAIRES DES BARGES
Petite terre - Quai Issoufali
  • Toutes les 1/2 heures
    de 05h30 à 20h00
  • Toutes les heures
    de 20h00 à 00h00
Grande terre - Gare maritime
  • Toutes les 1/2 heures
    de 06h00 à 20h30
  • Toutes les heures
    de 20h30 à 00h30

LE JOURNAL
SUIVEZ NOUS
LE JOURNAL