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Justice


Omerta et mystère entre un propriétaire et son employé

Publié le mercredi 3 janvier 2018 à 14:41
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Aucun antécédent judiciaire, jamais jugé auparavant, le propriétaire terrien (prévenu dans cette affaire) laissait son arme de catégorie C à son employé gardien de sécurité pour protéger son terrain qui faisait office de plantation de litchis… Seulement les deux protagonistes gardent le silence et ne s’expriment à aucun moment durant l’audience du 27 décembre dernier.

Deux gardes nature marchaient dans l’exercice de leur fonction, ils circulaient aux abords du terrain du prévenu quand a retenti une détonation de type « fusil ». Ils ont croisé un monsieur debout fusil à pompe à la main, c’est là que l’imbroglio se déroule.                                                                                                                                        L’employé et témoin dans l’affaire, embauché pour un mois en tant que gardien avait pour mission de surveiller la plantation de litchis des voleurs. Pour ce faire il lui a été remis par le propriétaire, prévenu dans cette affaire, un fusil à pompe, sans munitions. L’arme est classée catégorie C. De la simple dissuasion si l’on se réfère à sa déposition. Le gardien devait être en surveillance de manière quasi constante.

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Le tribunal de grande instance de Mamoudzou

Les bénéfices de la vente des fruits devaient être partagés à parts égales entre l’employé et l’employeur mais le tout sans contrat de travail.

Le jour des faits, le 14 novembre 2016, le gardien en plein travail croise un ami, lui demande de le remplacer et lui confie le fusil. « Je devais rentrer chez moi, il m’a remplacé une heure » a-t-il dit le jour de sa déposition. Seulement voilà, l’ami déclare être aussi embauché par le propriétaire de la plantation de manière ponctuelle pour la somme de 300€… Il ne pourra ni infirmer ni confirmer cette phrase puisqu’il a été reconduit à la frontière depuis.

« J’ai acheté l’arme à un métropolitain, j’ai le permis, tout est légal et déclaré. »                                 

Trois jours plus tard, le 17 novembre 2016, le prévenu et son gardien « attitré » se sont présentés à la gendarmerie pour contester. « Il n’a jamais travaillé pour moi, mais je laissais bien le fusil à mon gardien pour qu’il passe la nuit car le samedi soir on a vu des lampes de poche, j’ai amené l’arme que je devais récupérer le lundi. Je conteste et je ne comprends pas pourquoi il dit qu’il travaille pour moi… J’ai acheté l’arme à un métropolitain, j’ai le permis, tout est légal et déclaré. »

Le procureur Pablo Rieu ne s’étonne nullement que le prévenu ne veuille s’exprimer. « Un témoin qui garde le silence est plus rare », souligne-t-il. Il propose la confiscation de l’arme de catégorie C, une interdiction de port d’arme de cinq ans et 180 jours-amende à 20€ pour travail dissimulé.                                                                                                                                      Me Souhaili, avocat du prévenu, coupe court à tout ça en annonçant que le PV de la gendarmerie mentionne la commune de Bandraboua comme localisation du terrain alors que celui se trouve à Tsingoni, le Tribunal désigne le prévenu comme propriétaire du terrain alors que la parcelle est au nom de son père, et tout ceci est validé par les relevés topographiques et les titres de propriété. « La gendarmerie et le Tribunal se sont trompés, ce qui saisit le Tribunal c’est la convocation et elle est erronée, je plaide la relaxe», clame Me Souhaili.

Le tribunal va en ce sens, le prévenu et le témoin sont relaxés.

N.M.

 

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